clé usb pour potager

fleursBonjour, je vous propose aujourd’hui mon tout premier interview d’un maraicher bio dans le cadre de mon nouveau défi. Gilles Dubus jardine de façon vraiment surprenante, il axe beaucoup sur la biodiversité et son discours est vraiment très enrichissant. Gilles possède également 2 sites : un blog qui se nomme le blog du jardinier bio ainsi qu’un site professionnel portant le nom de ferme leycaut, à travers lequel il propose des paniers bio si vous êtes du département de Dordogne.

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Vous pouvez écouter l’interview directement sur le site en cliquant sur le bouton “lecture”, ou alors le télécharger en cliquant sur le bouton “télécharger”, ou encore en faisant un clique droit, puis enregistrer sous juste ici.

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Yannick : Bonjour et bienvenu. Je m’appelle Yannick l’auteur du blog au-potager-bio.com et je vous propose aujourd’hui un podcast un peu spécial car il s’agit de ma première interview d’un maraicher bio ; je suis donc en compagnie de Gilles. Bonjour Gilles.

Gilles Dubus : Bonjour Yannick

Yannick : Le plus simple, c’est que je te laisse te présenter à nos auditeurs : d’où viens-tu ? Qui es-tu ? Enfin bref on veut tout savoir.

Gilles Dubus : Je m’appelle Gilles. Je vis en Dordogne ou je suis installé comme maraicher bio, voilà. J’ai un site internet également.

Yannick : D’accord, et tu cultive une grande surface ?

Gilles Dubus : Non non, je cultive une petite surface, c’est à dire moins d’un hectare.

Yannick : Ce qui te permets de nourrir combien de familles si ce n’est pas indiscret ?

Gilles Dubus : Je fournis quelques trentaines de paniers semaine, plus quelques ventes à domicile et sur commande également.

Yannick : Et ça c’est toute l’année alors ?

Gilles Dubus : Toute l’année à peine en faite car il y a deux mois de creux : c’est à dire Mars et Avril car les légumes d’hiver sont terminés et les légumes de printemps ne sont pas encore là. A ce moment là, je fais un peu de vente au détail mais je n’ai plus de quoi fournir des paniers complets à cette époque.

Yannick : Oui, l’activité se baisse un peu à ce moment ce qui est normal.

Gilles Dubus : Ce qui est très bien car c’est à ce moment là que tout démarre au jardin, où il y a tout à faire : les semis, le travail de la terre, les repiquages, les premières plantations ; enfin il y a énormément de travail à cette époque, ce qui me laisse de la disponibilité pour le travail annexe.

Yannick : D’accord, alors toi je crois que tu axe beaucoup sur la biodiversité ; alors que peux-tu nous en dire justement de cette biodiversité que tu mets en place d’un point de vue professionnel ?

Gilles Dubus : Disons que pour moi c’est absolument essentiel. Je ne peux pas concevoir le bio sans biodiversité. Le bio n’est pas simplement de substituer aux produits chimiques des produits naturels, c’est aussi tout un état d’esprit, une globalité différente des choses.

Yannick : Tout à fait.

Gilles Dubus : Cela implique donc pour moi de respecter les équilibres naturels au départ. Toute plante, tout animal, toute forme de vie joue un rôle dans un écosystème car si nous enlevons l’un de ces éléments, c’est tout l’écosystème qui est perturbé.

Un insecte se nourrit d’un autre insecte qui va trouver le gite dans telle variété de végétaux et si nous enlevons l’un de ces éléments tout est perturbé et nous sommes alors obligés de traiter car il y a des déséquilibres qui sont là.

Yannick : D’accord et justement toi par rapport à cela tu utilise des produits naturels tolérés en agriculture biologique ou es-tu réticent face à eux ?

Gilles Dubus : J’en utilise plus. J’ai utilisé comme pratiquement comme tous les agriculteurs bio de la bouillie bordelaise. Pour les tomates, c’est assez indispensable surtout lorsque nous les cultivons en extérieur et il est vrai que c’est assez difficile de faire sans lorsque nous avons des centaines de pieds de tomates. C’est possible de faire sans avec quelques pieds mais à une échelle de centaines de pieds il y a un moment ou la maladie se met dedans enfin selon les saisons, et rare sont les saisons où c’est indemne.

J’ai donc résolu ce problème en cultivant mes pieds de tomates uniquement sous abris. Sinon je n’en utilise plus du tout comme le souffre qui est pourtant utilisé en bio.

Yannick : Et pourquoi tu n’utilises plus ce genre de produit ? Tu penses qu’il y a un impact environnemental ?

Gilles Dubus : Je ne sais pas trop pourquoi. Simplement j’ai beaucoup de chevreuils par chez moi, et ils adorent mes salades, mes choux… Il est vrai que les salades ont facilement des petites maladies qui abiment les feuilles en dessous ; et à un  moment je me suis dit “écoutes tu vas faire comme tout le monde tu vas mettre un peu de souffre pour les protéger”. Simplement je l’ai fait, pas de problème les salades étaient belles mais je me suis rendu compte que les chevreuils ne venaient plus manger mes salades ; j’en ai conclu qu’ils n’apprécient plus les salades qui ont du souffre dessus.

Pour moi, je me suis dit que si les chevreuils n’aiment pas ça, mes clients ne vont pas aimer ça, moi non plus ou cela va nous rendre malade donc je m’en passe.

Yannick : D’accord.

Gilles Dubus : Donc j’en suis revenu aux bases qui sont pour moi d’essayer de préserver un maximum toute cette biodiversité alors concrètement je laisse des herbes tout autour du jardin. Et comme un hectare ce n’est pas énorme mais c’est malgré tout une certaine surface, je laisse également des bandes enherbées entre les bandes de cultures ; voici l’un des premiers points.

A l’intérieur de ces bandes il y a toutes sortes de végétaux mais aussi toutes sortes de vie, donc tout l’équilibre se recréer beaucoup plus facilement à partir de là. Cette année je n’ai pas utilisé un seul produit même pas de répulsif naturel à base de plantes.

Yannick : C’est formidable ça !!

Gilles Dubus : Et mes cultures sont belles et indemnes de ravageurs, de maladies telles quelles soient.

Yannick : Ok, c’est à dire que toi tu as réussi à supprimer tout type de produits même ceux tolérés en agriculture biologique en les remplaçant simplement par la biodiversité, c’est formidable.

Gilles Dubus : Par exemple, sur mes fèves cette année, j’ai désherbé en tout début de saison et ensuite j’ai laissé pousser les herbes entre les rangs de fèves ; donc il y  avait des herbes folles aussi hautes que les fèves, et dans ces herbes il y avait un maximum de coccinelles. Ce qui fait que les pucerons qu’il y avait sur quelques pieds de fèves on été rapidement éliminés ou tout au moins on été maintenus à un niveau qui n’impliquait pas de dégâts.

Yannick : Pas d’impact sur la croissance de la plante en faite ?

Gilles Dubus : Non, enfin cela dépends des cultures après mais pour les fèves bon j’ai désherbé au départ pour qu’elles puissent se développer correctement mais après les herbes qui poussaient à leurs pieds et même qui montaient plus haut n’ont pas empêchées la croissance. On considère que cela peut empêcher la croissance que l’on considère que ça va prendre un peu des eaux et éventuellement des éléments nutritifs qu’il y a dans le sol mais tout cela c’est rééquilibré par le fait que d’avoir un enherbement cela maintient un sol bien humide.

Yannick : Oui, tout à fait aussi …

Gilles Dubus : Autre élément important, mes fèves je ne les ai pas arrosées.

Yannick : Pas du tout du tout ?

Gilles Dubus : Aucun arrosage il y a eu un peu de pluie au printemps mais je n’ai fait aucun arrosage supplémentaire. Et pour ce qui concerne ces éléments nutritifs, toutes ces herbes sur une année ce n’est peut être pas évident mais sur plusieurs années on se rend vite compte que toutes ces herbes que nous allons faucher à un moment qui vont sécher sur le sol, que l’on va incorporer tout cela va être de la matière organique qui vont être là pour les cultures suivantes qui vont nourrir également les plantes. Donc le but serait aussi de ne plus emmener de produits pour nourrir les végétaux.

Yannick : D’accord donc pour toi des mauvaises herbes laissées comme cela à même le sol permettent de nourrir le sol ?

Gilles Dubus : Tout à fait, c’est de la matière organique.

Yannick : Et tu en mets une partie au compost ?

Gilles Dubus : Oui j’en mets une partie au compost selon mes besoins et de mes possibilités au niveau du travail simplement. De mieux en mieux, depuis que j’ai compris qu’il fallait travailler avec la nature et non pas d’essayer de combattre la nature ; c’est un point qui me semble essentiel en bio. Comme je le disais au début si travailler bio c’est juste changer les produits mais en travaillant de la même façon, cela n’a pas de sens car nous recréons les mêmes déséquilibres et lorsque nous tuons un insecte (ravageur) que se soit par des produits naturels ou des produits chimiques et bien nous le tuons cet insecte, d’accord ?

Yannick : Tout à fait.

Gilles Dubus : Cela engendre un déséquilibre dans cette chaine alimentaire, dans cette biodiversité.

Yannick : Je suis tout à fait d’accord avec toi ; car jusqu’à maintenant, bon je suis débutant dans le jardinage, mais je n’utilise aucun produit même naturel car je n’en vois pas l’utilité sur mes 16-17 mètres² de culture. Mais je trouve que les conseils d’un professionnel tel que toi qui nous montre que c’est possible sur des grandes surfaces, très sincèrement je m’incline  et je trouve cela formidable.

Gilles Dubus : Oui, c’est possible et souhaitable, après je suis un peu un cas à part car nous sommes peu de professionnels à travailler de cette façon là. Certains arrivent chez moi et me dise : “ ouah, tu es dépassé complètement”. Non ça va.

Lorsqu’ils voient mon champ, il y a des herbes partout… Mais même si les rendements sont quelque part moindre je m’y retrouve car je n’ai pas de produits à acheter.

Yannick : Oui tout à fait, il y a aussi ce côté là.

Gilles Dubus : Et moins de rendements mais moins de frais moins de produits.

Yannick : D’accord, et oui je pense que le budget produits doit être assez important surtout d’un point de vue professionnel.

Gilles Dubus : Mais pour revenir sur ce que toi tu disais, un jardinier amateur peut tout à fait se passer de produits chimiques et naturels. Car je pense que c’est facile dans un petit potager d’avoir de la biodiversité ; on peut emmener des fleurs, malgré que ce n’est pas non plus une nécessité car il y a des fleurs naturelles. Par exemple pour la pollinisation, lorsque nous laissons des bandes enherbées la pollinisation est facilitée, les abeilles bourdonnent… Il y a toute une vie qui est présente, et je n’ai pas besoin d’apporter quoi que ce soit en plus.

Yannick : D’accord, mais justement par rapport au fleurs, j’entends beaucoup dire que certaines ont des effets répulsifs face aux ravageurs ou même justement peuvent les attirer… Alors justement toi, tu en utilise de ses fleurs ou pas du tout ?

Gilles Dubus : Oui, j’ai des Soucis.

Yannick : De la capucine des choses comme ça ?

Gilles Dubus : Oui voilà, des Œillets d’Inde mais je le fais de moins en moins finalement car comme je te dis si nous avons un équilibre qui se fait nous n’avons plus besoin d’agir d’autre façon ; car attirer des insectes non, je n’ai plus besoin car j’en ai partout et du fait de cet équilibre les risques de maladies sont moins présents également et l’on a pas besoin d’emmener des fleurs pour contre-carrer quelque chose qui n’existe pas finalement.

Yannick : Je comprends bien, de part cet équilibre que tu as réussi à mettre en place au fur et à mesure, car je pense qu’il n’a pas du se mettre en place comme ça du jour au lendemain, tu as réussi à créer une sorte de symbiose au sein de ton champ.

Gilles Dubus : Oui et non car cela ne fait que trois ans que je cultive. Il est vrai que niveau maladies, ravageurs, je n’ai pas eu aucun problème cette année. La première année un petit peu, la seconde un peu moins. L’année dernière déjà je n’ai traité qu’avec un peu de bouillie bordelaise après les avoir mis en place et après je n’ai plus fait de traitement. Le souffre je n’en ai pas utilisé par contre j’avais fait des pulvérisations de consoude, chose que je n’ai même pas faite cette année.

Yannick : Alors rien du tout cette année ?

Gilles Dubus : En faite j’avais un petit problème technique car je devais changer la poignée de mon pulvérisateur mais je n’en trouvais pas alors je me suis dit je laisse tomber : on fait rien.

Yannick : Ok

Gilles Dubus : Et finalement ce n’est peut être pas plus mal comme ça ; même si la consoude est un super produit.

Yannick : Comme tout ce qui est purin d’ortie, il me semble que ça a de bonnes vertus ?

Gilles Dubus : Et bien le purin d’ortie j’en suis un peu revenu car je trouve que cela booste trop la plante et que cela attire des ravageurs donc je n’en utilise plus. La consoude contient plus de potasse, de phosphore, un peu d’azote aussi pour la croissance avec un peu plus d’oligo-éléments donc plus équilibrée et l’expérience que j’en ai est bien plus positive qu’avec le purin d’ortie.

Yannick : D’accord, tu trouve cela beaucoup mieux alors. Mais franchement c’est impressionnant de voir un professionnel qui n’utilise pas du tout de produits tels qu’ils soient. Mais moi ma question est au début où tu as commencé as-tu mis des choses en place pour attirer cette biodiversité ? Des rondins de bois ? Des hôtels à insectes ?

Gilles Dubus : Il y a des tas de bois et j’ai également des petits tas de pierres. Il y  en a un peu partout, ça peut être un peu le bazar par endroit mais il y a toujours un endroit où les insectes peuvent se nicher. Il y  a des couleuvres également ce qui me permets de ne pas avoir trop de problème de rongeurs, de mulots… J’ai vu une belle couleuvre il y a deux jours. Et tout cela participe à cet équilibre aussi.

Yannick : Tu dois en voir beaucoup justement ?

Gilles Dubus : Oui, et elles éliminent les rongeurs qui peuvent poser de nombreux problèmes.

Yannick : Mais justement tu dois en voir beaucoup des animaux, des insectes … Cela doit être fort ?

Gilles Dubus : Ca grouille de vie chez moi, même les chevreuils que je tolère mais…

Yannick : Tant qu’ils ne te mangent pas tout, ça va ?

Gilles Dubus : Oui, même si des fois…

Yannick : Tout à fait, mais justement tu leur en laisse une partie, c’est un peu l’une des philosophies du jardinier bio : c’est d’en laisser un peu aux autres espèces ?

Gilles Dubus : Tout à fait, nous ne sommes pas seuls sur terre et les animaux ont le droit de manger aussi ; bon après il y a des limites mais …

Yannick : C’est sur, c’est sur.

Gilles Dubus : Mais après c’est pareil il faut trouver l’équilibre, essayer de discuter un peu avec eux.

Yannick : Tout à fait, mais justement je trouve cela vraiment intéressant de discuter avec toi car je pense que tu es l’un des rares maraichers bio à fonctionner comme cela.

Gilles Dubus : Effectivement, nous ne sommes pas très nombreux à fonctionner comme cela, mais je trouve que ça refait un peu surface car aujourd’hui nous sommes un peu parti dans du bio industriel en donnant aux gars qui s’installent ou qui font une reconversion un itinéraire technique. Tu fais comme ci comme ça, tu traites 3 fois à telle période. Il est vrai que moi cela ne m’intéresse pas de travailler comme cela. D’un point de vue intellectuel, je ne trouve pas cela très motivant, et puis ce n’est pas tenir compte du contexte de chacun et au final cela revient au même que de travailler comme les conditionnelles en ne tenant pas compte de la nature et du coup la nature passe au second plan, il faut produire… Et cela n’est pas ma conception des choses. Mais justement, il y a un mouvement qui retourne dans ce sens car j’ai écrit un petit article sur la ferme de Sainte Marthe qui met en place une formation destinée aux gens qui voulaient jardiner en maraichage sur des petites surfaces.

Yannick : Et justement ton article c’est sur ton blog, et nous n’en avons pas encore parlé. Peux-tu nous faire une petite présentation de celui-ci ?

Gilles Dubus : Oui, c’est un petit projet que j’ai en tête qui démarre avec un blog mais cela va surement mettre un peu de temps à se mettre en place : c’est le blog du jardinier bio.

Yannick : Pour ceux que cela intéressent, je vous conseille vraiment d’aller y faire un tour.

Gilles Dubus : Je pense déjà intéresser des gens car le projet de boutique est de diffuser en ligne des outils, des livres, des semences spécifiques au jardinage bio et au petit maraicher bio, des produits utilisables en bio même si moi je n’en utilise pas.

Yannick : D’accord, c’est un super projet ça et du coup ce sera orienté : enfin je veux dire les amateurs y auront aussi accès ?

Gilles Dubus : Ce sera exclusivement réservé aux amateurs, mais aussi aux professionnels éventuellement.

Yannick ; D’accord donc tu me dis que ce projet commence avec le blog mais tu penses le mettre en place d’ici combien de temps ?

Gilles Dubus : Je ne sais pas encore mais au moins d’ici un ou deux ans, pas avant.

Yannick : D’accord, c’est vraiment le début du projet alors. En tout cas, je conseille que nos auditeurs viennent voir ton blog qui est vraiment riche en informations.

Gilles Dubus : Sinon j’ai un site de mon activité de maraicher qui est la Ferme Leycaut, donc là les gens de ma région c’est à dire de Dordogne plus particulièrement du côté de lalinde peuvent venir faire un tour et si cela les intéresse de venir chercher des légumes au panier ou au détail.

Yannick : Et bien c’est super ça ! J’espère que des gens vont t’entendre et viendront profiter de bons fruits et légumes frais et sains, pour le coup sans aucun produit.

Gilles Dubus : Frais c’est important de le dire et récoltés à maturité. Ce sont des légumes qui ont du goût car je préfère également des variétés anciennes et nous voyons la différence.

Yannick : Et justement tu peux nous en citer quelques unes de variétés anciennes par exemple pour les tomates ?

Gilles Dubus : En tomates, il y a la Cœur de Bœuf qui est assez connue aujourd’hui, la Rose de Berne, la St Pierre et bien d’autres.

Yannick : Cela fait une sacré diversité de tomates. J’espère que des personnes viendront découvrir toutes ces tomates et cela m’a fait vraiment plaisir de discuter avec toi.

Gilles Dubus : Cela m’a fait plaisir aussi.

Yannick : Tu aurais un autre petit mot à nous dire, enfin  à nos auditeurs ?

Gilles Dubus : Si j’avais un conseil à donner sur le jardinage biologique c’est celui que nous avons abordé tout au long de notre discussion : la biodiversité en essayant de préserver la diversité qui existe déjà par chez vous et de faire avec la nature. D’éviter de travailler mécaniquement, moi j’ai un tracteur pour travailler la terre mais après j’ai un sarcloir  à pousser pour sarcler entre les lignes, un semoir à pousser également. Après il n’y a plus de mécanisation. Dans un petit potager, je pense que ce n’est pas indispensable d’avoir un motoculteur, la grelinette est un outils formidable.

Yannick : Tout à fait d’accord.

Gilles Dubus : Et c’est largement suffisant ; moi j’ai commencé à jardiner environ 200 mètres², et tout à la grelinette cela ne casse pas le dos contrairement à une bêche.

Yannick : Oui c’est sur, mais l’un des gros avantages de la grelinette est qu’elle préserve la vie biologique du sol. Personnellement j’adore, je trouve cela excellent et comme tu dis ça ne casse pas le dos. Nous n’avons pas l’impression de peiner.

Gilles Dubus : C’est ça, et ça travaille bien la terre en douceur. Pour un potager familial en tous cas c’est parfait. Pour 1 hectare cela fait un peu beaucoup par contre je rêve de la retraite pour pouvoir me remettre à la grelinette.

Yannick : Cultiver à taille plus raisonnable alors ? La retraite ce sera comme cela. Je te remercie vraiment d’avoir accepté ma demande d’interview. J’ai pris beaucoup  de plaisir à t’écouter et je pense que les auditeurs/lecteurs aimeront aussi. Je te souhaite une bonne journée et je te dis à bientôt alors.

Gilles Dubus : Merci à toi Yannick, cela m’a fait également plaisir et j’espère que j’ai été assez clair, et que j’ai donné envie de jardiner bio. C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu aussi.

Yannick : C’est sur je suis tout à fait d’accord avec toi. Au revoir Gilles et merci encore.

Gilles Dubus : Au revoir Yannick et à bientôt.

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Merci à vous de nous avoir écouter, j’espère sincèrement que cet interview vous a plu. N’hésitez pas à le partager autour de vous cela nous ferai vraiment plaisir Clignement d'œil

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