clé usb pour potager

adventicesBonjour, lorsque nous arrivons au printemps, nous nous retrouvons généralement envahit de mauvaises herbes, mais étant donné que nous, les jardiniers responsables et soucieux de notre environnement n’utilisons pas de produits, il nous faut gérer ces herbes !! Mon objectif étant d’utiliser au maximum les choses qui m’entourent afin de leur donner une seconde vie ou une seconde utilité dans le jardin.

Poussant tout autour de chez moi, j’ai décidé de m’en servir en guise de mulch et de mettre le reste directement dans le compost. Cela me rappelle l’un de mes premiers articles intitulé des mauvaises herbes pas si mauvaises.

Le Mulch ou mulching : définition

Le muclhing consiste à déposer les mauvaises herbes, fauchées au préalable, au pied des cultures en guise de paillage ; l’avantage est qu’il s’agit de matière organique qui va se décomposer dans le temps et donc favoriser la vie du sol tout en évitant la venue d’autres mauvaises herbes dans le potager.

Mais n’oublions pas non plus que ces herbes sont aussi l’abris de nombreuses espèces auxiliaires dont le jardinier responsable appréciera la visite.

Pourquoi je préfère le mulching au paillage traditionnel

Il y a plusieurs raisons à cela :

Tout d’abord, comme je le disais un peu plus haut, j’aime réutiliser les matières qui m’entourent, et je trouve, personnellement que c’est de la paille en moins à acheter ; et justement en parlant d’acheter de la paille voici l’un des points qui a finit par me convaincre :

Je sais et connais la traçabilité de mes mauvaises herbes ; je m’explique !! Je sais très bien que dans mon jardin, il n’y a pas du tout de traitement chimique, elles ne sont donc pas polluées ! Mais lorsque nous achetons de la paille (à moins qu’elle soit bio, dans ce cas aucun problème Sourire ), sommes-nous sur, certains que cette dernière n’a jamais, au grand jamais reçu de traitement, tel qu’il soit ? Sauf dans le cas de label bien entendu mais je dois avouer que je suis très méfiant face à cela, d’autant que le mot “bio” est aujourd’hui utilisé n’importe où et n’importe comment.

Le second point est aussi que j’ai pu remarquer que la paille était un hôtel 4 étoiles pour les limaces qui l’apprécie grandement ; et qui se retrouvent donc complètement dispersées et ingérables dans le potager.

Etant tout près d’une rivière, j’étais naturellement envahit par ces dernières ; j’ai donc choisit de supprimer cet abris plus que confortable, et de le remplacer par celui dont je parle dans cette vidéo, à travers laquelle j’explique comment je gère les limaces.

Comme vous pouvez le voir, l’idée a été de supprimer un abris et de le remplacer par un autre, malgré que nous parlons de limaces !! D’un nuisible particulièrement difficile ! Cette année, je n’ai pas encore eu d’attaque.

Comment je m’y prends concrètement avec le mulch

Lorsque le jardin commence à revivre et nous avec ! j’enfile mes petits gants de jardin et je commence ce travail un peu laborieux, je vous l’avoue ! Mais c’est pour la bonne cause. Ensuite, je fais tout simplement un tas pas trop éloigné du potager pour ensuite étaler, tout autour de mes cultures, ces mauvaises herbes qu’on dit mauvaises ! de la même façon qu’un paillage.

mulch autour d'artichaut

Voici un artichaut paillé avec des mauvaises herbes, et  croyez moi, il y a de la vie là dedans !

Par contre, j’essaie de faire en sorte que le temps entre mon désherbage et mes plantations ne soit pas trop long, au risque que toute cette matière soit déjà en décomposition ; au pire je les mets au compost, tout simplement.

herbes dans gravierEnsuite, je complète au fur et à mesure ce paillage “maison” au cour de l’année potagère, en ajoutant celles qui viennent à pousser le long de mes murs, dans les graviers … Car, j’ai oublié de préciser, l’un des avantages mais aussi inconvénients de mon domicile est que j’ai une cour en gravier, donc je suis dans l’incapacité de passer ma tondeuse dessus (bien entendu), mais la nature reprends ses droits !! Donc je préfère passer un peu de mon temps à couper ces herbes que je mets aussitôt dans le potager.

J’ai bien pensé à faire des préparations maisons pour lutter contre ces adventices qui m’envahissent mais pouvons-nous réellement les considérer comme bio ? C’est à dire en respect avec la vie !

Comme je le disais, n’oublions pas que ces herbes sont l’abris de nombreuses espèces, amis du jardinier. De ce fait, je laisse aussi une partie de mon jardin classé : “zone sauvage”, pour que la vie puisse prospérer et protéger mon potager efficacement.

L’idéal est de faire en sorte que ce coin sauvage ne soit pas trop éloigné du potager car la plupart des insectes ne se déplacent que de quelques mètres pour se nourrir. Je pense que selon la taille du jardin, il peut être bon de multiplier ces endroits légèrement abandonnés (mais pas trop non plus, il ne faut pas prendre ce conseil au pied de la lettre et laisser la nature reprendre ses droits). Le tout est de favoriser la biodiversité en lui laissant la possibilité de s’installer.

Pour conclure

J’espère que cet article vous a plu ! Je pense qu’il est bon de se faciliter la tâche avec les mauvaises herbes que ce soit avec le mulch ou mulching , le paillage …

Etant conscient qu’il existe énormément de façon de faire pour pailler, couvrir le sol, mais aussi gérer les mauvaises herbes, je vous invite à me donner votre avis sur le sujet en répondant à cette question : Comment vous y prenez vous pour pailler vos cultures ?

Au plaisir de vous lire.
Yannick HIREL

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