clé usb pour potager

Doryphore (2)Bonjour à toutes et à tous, cela faisait un petit moment que je n’avais pas publié d’article sur le blog, par manque de temps principalement ! Entre le jardin, le boulot, de grands projets … Pas toujours facile ! Mais, je vous propose aujourd’hui un petit topo sur les « nuisibles » : je n’en vise pas certains plus que d’autres mais il faut être honnête, ils donnent parfois pas mal de fils à retordre aux jardiniers que nous sommes.

Qu’est ce que j’en pense ?

Personnellement, j’essaie de faire en sorte qu’ils trouvent leur place au sein de mon jardin, car ils font également partie de cette biodiversité que nous cherchons à préserver.

Leurs faire la guerre sans cesse n’est, selon moi, pas une solution sur le long terme : bien au contraire ! Car vous retardez l’équilibre de votre jardin-potager dans son ensemble.

Pourquoi je dis ça ?

Essayez de prendre le problème à l’envers : en vous demandant à quoi ils servent ? Quelle est leur place à part vous embêter au potager ? Ce qu’il faut savoir, c’est que la majorité des dits « nuisibles » sont une source de nourriture pour d’autres espèces, que nous cherchons généralement à attirer, mais dans cette logique :

Pourquoi vouloir attirer des auxiliaires s’il n’y a pas de quoi les nourrir dans votre potager ?

Bien entendu, je suis parfaitement conscient que parfois, la présence de certains nuisibles peut être dévastateur et faire perdre une grande partie voir la totalité d’une récolte et que cela dépends avant tout de votre seuil de tolérance mais, j’aimerai mettre en avant un point important que j’ai souvent pu observer … Le simple fait de laisser faire la nature, de la laisser installer un équilibre entre les espèces peut, au fil des ans, diminuer considérablement la présence des ravageurs.

Pourquoi me direz-vous ?

Tout simplement parce que là où il y a de la nourriture il y aura des auxiliaires qui viendront s’installer.

A l’inverse, et c’est là où je voulais en venir, si vous leurs faites la guerre sans cesse, les auxiliaires préfèreront rendre visite au voisin chez qui il y a de quoi se nourrir. Ce qu’il faut concrètement, c’est de quoi abriter les insectes bienveillants et surtout de quoi les nourrir ! Bien entendu ceci dans le cas de nuisibles qui peuvent être une source de nourriture pour des auxiliaires car si nous prenons l’exemple des doryphores, des frelons asiatiques … Ces bêtes ne viennent pas de nos contrées et ils n’ont pas vraiment de prédateurs naturels, vous me suivez ? Coccinelle_

Cependant qu’importe le nuisible, s’il a un/des prédateur(s) naturel(s) ou non, j’ai opté pour cette façon de faire en commençant par :

Identifier le nuisible en question (jusque là tout va bien)

Chercher toutes les informations sur celui-ci comme ses périodes et/ou conditions les plus favorables, son mode de reproduction (très important), les potentiels plantes hôtes … (En clair, j’apprends tout ce que je peux trouver)

– Ensuite, j’évalue mon seuil de tolérance (ceci étant propre à nous même, certains jardiniers ne vont pas du tout aimer voir des papillons sur leurs choux ou d’autres voir des pucerons sur leurs plantes … En déterminant cela vous saurez quand il faut réellement réagir en fonction de vous-même. Personnellement, je passe directement à l’étape suivante.

– Et pour finir, le plus important est de savoir en tirer des leçons pour les années suivantes. C’est exactement sur ce point que la plupart des jardiniers vont se retrouver confrontés chaque année à lutter contre les mêmes ravageurs car, ils ne prennent pas le temps d’observer, de se renseigner et de mettre en place les éléments préventifs en fonction de leurs observations. Alors que cette approche logique va naturellement diminuer les attaques au fils des ans, en donnant un coup de pied … euh … de pouce à la nature.

A partir du moment où vous avez correctement identifié le nuisibles, ravageurs en question et surtout appris son fonctionnement, vous pourrez mieux prévenir ces attaques les années suivantes.

Prenons l’exemple des mouches qui viennent pondre sur vos poireaux (la teigne) ou sur vos choux, ou encore d’autres types d’espèces comme les hannetons … Toutes ces espèces ont des périodes de reproductions. Une fois identifié et que vous connaissez leur fonctionnement, leurs périodes de reproductions … il vous “suffit” de mettre en place des parades, de combiner tout ce qui peut être porté à votre connaissance en termes de protection naturelle. Ce qui va vous permettre de :

Limiter voir stopper (selon le degré des attaques) ces nuisibles en questions

– Espérer les contrôler plus efficacement sans avoir forcément besoin de faire un traitement (même bio) !

Vous l’aurez compris, je parle de tout ces nuisibles que nous repérons beaucoup trop tard, une fois que le mal est déjà fait.

Mais je pense que cette approche peut également s’appliquer à d’autres types de ravageurs tels que …

Les taupes

Personnellement, vous allez me faire les gros yeux, je ne pense pas que nous pouvions les considérer comme des nuisibles à 100% car elles remplissent plusieurs fonctions écologique mais comme je reçois des mails pour me parler de leurs dégâts qui peuvent être assez … Frustrants il faut l’avouer, j’aborde ici quelques idées à mettre en place pour essayer de les éloigner de manière naturelle.

Une idée est de se servir de l’un de leurs point faible ou sensibilité pour les éloigner.

En écrivant ces lignes, cela me fait penser à une lectrice à qui j’ai conseillé dernièrement de planter de grands piquets tout autour du potager avec des bouteilles d’eau retournées au sommet. Avec le vent, cela va provoquer une onde qui va se répercuter dans le sol et éloigner ces petites bêtes de votre potager ou du moins de cette zone que vous souhaitez préserver. Par contre, pour ce qui est du reste du jardin … Vos petites taupes continueront à creuser et à se faire plaisir. Ensuite, il y a les effets répulsifs provoqués par plusieurs plantes (il suffit de les connaitre) comme dans le cas des taupes, le tourteau de ricin … 

Il faut également savoir que la diversité des végétaux, des insectes et donc ce qui construit la biodiversité de votre jardin se forme au fils du temps, au fils de vos saisons mais aussi à force de patience … Vous souhaitez encore un exemple ?!

Parlons des pucerons

Je tiens à préciser que les photos de pucerons ci-dessous m’ont été fournies par Rodolphe qui m’avait demandé quelques conseils pour lutter contre.

.pucerons petit pois 005pucerons petit pois 012

Je vais régulièrement discuter sur les forums de jardinage (eh oui ! Passion quand tu nous tiens !) et les questions sur ces petites bêtes reviennent très souvent. Alors, que si vous prenez le temps d’analyser leurs fonctionnements vous vous rendrez compte qu’il existe de nombreuses façons de les éloigner sans avoir recours au savon noir … (qui est au passage hyper efficace dans les cas extrêmes).

syrphesEt pour le coup, il y a de nombreuses espèces qui se feraient un régal de ce mets de choix comme les coccinelles, les syrphes … De ce fait, à partir du moment ou vous observez leurs présences, cela vaut la peine, et ceci dès l’année d’après, d’attirer leurs principaux prédateurs en laissant une zone sauvage à proximité de la plante hôte, en construisant des hôtels à insectes

Il faut savoir que bons nombres d’auxiliaires ne se déplacent que de quelques mètres pour trouver leur nourriture, c’est pourquoi, il ne faut pas hésitez à multiplier ces zones d’accueil et particulièrement à proximité des plantes hôtes.

Ensuite pour élargir le sujet, il y a également de multiples végétaux qui peuvent éloigner les pucerons comme les fleurs ou au contraire les attirer à elles ; tout ceci pour vous dire, qu’à partir de ces connaissances que vous pouvez vous aussi acquérir au fur et à mesure du temps vous pourrez mettre en place tout ce qui faut pour les prévenir efficacement et ceci au fil des ans en fonction des problèmes que vous rencontrez personnellement au potager.

Vous pourriez être en train de vous dire … Oui Yannick mais il y a tellement de solutions données selon les dégâts, laquelle choisir ? Selon moi toutes les solutions préventives peuvent être efficace ! Et si le degré d’attaque est très haut, c’est à dire qu’il y a un très grand déséquilibre dans votre jardin, il peut être bon d’envisager la mise en place de plusieurs solutions en même temps et surtout de continuer à observer, à suivre l’évolution de votre potager et de ce qui s’y passe.

Pour conclure

J’espère que cet article vous a plu et que vous y avez trouvé des idées, ou des solutions à vos problèmes de nuisibles ! Ainsi, qu’une petite approche différente dans la gestion de ces terribles petites bêtes qui vous embêtent ; un jardin ne se fait pas comme cela, un équilibre non plus, il faut parfois plusieurs années pour que tout soit en harmonie, mais en attendant, n’oubliez pas de toujours penser diversité au niveau de vos végétaux et aussi de préserver toute la vie qui gravite autour de votre potager.

Je vous invite à me laisser un petit commentaire ci-dessous en m’expliquant votre philosophie face aux nuisibles !

N'oubliez pas !

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