Bien le bonjour chers lecteurs et lectrices ! Même si dans la nature rien n’est vraiment nuisible, nous avons toujours tendance à râler contre les dits « nuisibles ». Ayant reçu au cours des dernières semaines plusieurs demandes, je vous propose aujourd’hui de parler des pucerons et des moyens de luttes actives et (surtout) préventives car, dans le jardinage biologique, la prévention est l’une de vos meilleures armes. Ce qui va vous permettre d’établir un équilibre entre les différentes espèces afin de contrôler naturellement les attaques de potentiels ravageurs …

Vidéo : Comment lutter naturellement contre les pucerons

Transcription texte de la vidéo (+ précisions sur les dosages …)

Il existe une multitude d’espèce de pucerons. Ils ont la particularité de s’attaquer aux jeunes plantes et / ou aux plantes les plus fragiles. Pour résumer leurs fonctionnement car, ce qui nous intéresse, c’est surtout les moyens de lutte face aux pucerons, ils transpercent avec leur trompe la tige principale afin d’en récupérer la sève, ce qui a terme va affaiblir la plante. La plupart du temps, les attaques de pucerons sont assez massives, ce qui pousse le jardinier à agir. Cependant, il y a deux approches possibles qui vont dépendre avant tout de vous-même …

  1. Etes-vous plutôt interventionniste dans le jardin ?
  2. Ou préférez-vous laisser faire la nature ?

Dans le cas où vous seriez plutôt interventionniste, si vous ne supportez pas de voir des pucerons sur vos pieds de tomates qui sont en train de tout détruire. En gros, que votre seuil de tolérance est dépassé, ce que je peux comprendre bien sûr car, comme chaque jardinier, vous avez donné de votre temps, de votre énergie dans l’espoir de récolter des fruits et légumes de votre propre jardin-potager. Dans ce cas de figure, je vous suggère de réaliser des pulvérisations de savons noirs. De préférence en soirée ou le matin lors d’une journée ou nuit sans pluie qui aurait pour effet de supprimer l’effet de votre traitement.

Préparation de la solution à base de savon noir : Diluer 4 bonnes cuillères à soupe de savon noir dans 1 litre d’eau. Pulvériser ensuite la solution sur l’ensemble de la plante atteinte en n’oubliant pas le dessous des feuilles et conditions météo évoquées ci-dessus. Cela peut être renouvelé le lendemain jusqu’à disparition des pucerons.

Cependant, cette méthode d’agir dans votre jardin-potager a pour effet de retarder la venu des auxiliaires et par déduction de retarder l’équilibre naturel de votre jardin bio. La seconde approche va consister à être plus observateur(trice), moins interventionniste et plutôt axé sur la prévention. Pour cela, il faut réussir à vous dire (je sais que cela n’est pas toujours simple) « Ok, ma culture de tomates est attaquée par des pucerons cette année, qu’est-ce que je peux mettre en place l’année prochaine pour limiter cette invasion ? »

Première idée : favoriser les prédateurs naturels

Dans le cas des pucerons, vous pouvez attirer les syrphes, les coccinelles … qui deviendront vos meilleurs amis au jardin. Bien entendu, cette installation d’équilibre naturel que j’aborde assez régulièrement sur le blog peut être assez longue à mettre en place, cela ne se fait pas du jour au lendemain. Pour cela, il faut multiplier les lieux d’accueil, axer sur la diversité des végétaux, la biodiversité et cela inclus également de laisser les nuisibles se développer au cours des premières années, même si cela induit bien entendu la destruction de quelques récoltes (cependant, on peut aussi trouver des parades dès les premières années).

Dans l’hypothèse que vous vous occupiez vous-même des pucerons dans votre potager, vous pourrez placer autant de lieux d’accueil que vous le souhaiterez dans votre jardin, si les coccinelles, les syrphes … n’ont rien à se mettre sous la dent, ils ne viendront tout simplement pas s’installer dans votre potager, ce qui est assez logique au final.

Pour cela, vous pouvez laisser des rangs enherbées entre vos cultures, construire des hôtels à insectes et diverses points pouvant favoriser la biodiversité dans votre jardin-potager (rondins de bois, planches, pierres …), En mettant en place ces éléments d’accueil dès la première année, vous devriez rapidement constater un contrôle naturel des ravageurs. Pour revenir à nos pucerons, et si vous avez peur de voir des pucerons sur certaines de vos cultures, il est intéressant de laisser se développer quelques rangs d’herbes sauvages à proximité de ces dernières qui pourront alors se charger de coccinelles qui disposeront d’un buffet à volonté à quelques pas de leurs habitats.

Deuxièmes idée (non abordée dans la vidéo) : Cultiver des fleurs répulsives ou qui les attirent

Cette idée va un peu avec la première qui consiste à axer sur la diversité des végétaux et plus un jardin est diversifié, plus ce dernier sera protégé des potentiels problèmes. Dans le cas, des pucerons, on peut, comme je le disais un peu plus haut, trouver des parades. Les capucines vont avoir pour effet d’attirer les pucerons à elles, ces derniers vont alors délaisser vos cultures. Les oeillets d’Inde, le thym ou encore la menthe ont plutôt un effet répulsif, il peut être intéressant de planter des végétaux à proximité des cultures sensibles.

Pour résumé, si vous êtes plutôt interventionniste, vous avez la possibilité de lutter contre les pucerons en réalisant des pulvérisations de savons noir mais en faisant cela, cela ne sert plus à rien d’essayer d’attirer les coccinelles ou autres prédateurs naturel. Ensuite, vous pouvez axer sur la prévention en multipliant les lieux d’accueil à proximité des cultures sensibles afin de favoriser les coccinelles, syrphes … Vous pouvez également placer les plantes répulsives ou à l’inverse qui attirent afin de les éloigner de vos cultures.

J’espère que cette vidéo vous aura plu, je vous invite à me laisser un petit commentaire ci-dessous pour m’expliquer comment vous vous y prenez face aux pucerons et d’un point de vue générale comment vous gérez votre jardin-potager lorsque vous constatez la présence de dits ‘nuisibles ». Je vous souhaite une bonne journée et vous dis à très bientôt au potager bio.