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Bonjour à vous ! Ayant reçu plusieurs messages sur le cul noir de la tomate au cours des dernières semaines, je me suis dit que ce serait bien d’en faire un article sur le blog 🙂 Ce phénomène qu’on qualifie (trop) souvent de maladie, n’est en réalité que le signe d’une simple carence très simple à corriger. Vulgairement appelé « le cul noir », la nécrose apicale touche plus particulièrement les tomates cultivées sous serre ou en pot, mais peut également se développer plus rarement sur les tomates cultivées en pleine terre …

Voici justement tout ce que vous devez savoir sur le fameux cul noir ou nécrose apicale de la tomate …

 

Pourquoi mes tomates ont le cul noir ?

Lorsque ce phénomène de nécrose se développe dans le jardin-potager bio, il est impossible d’inverser la tendance, de lutter contre le cul noir. Cependant, sachez qu’il est possible de consommer vos tomates simplement en retirant la partie atteinte. Concrètement, dans un premier temps, vos pieds de tomates ont probablement manqué d’eau à un moment donné ou alors, elles ont subit une irrégularité dans les arrosages, souvent combiné à une période de sécheresse, caniculaire etc … Cependant, cela va un peu plus loin et le « problème » du cul noir se produit en sous-sol dans l’assimilation du calcium par la plante au potager.

Avant d’entrer dans les détails de cette carence en calcium. Il est, selon moi, important de vous expliquer quelques bases dans l’assimilation des minéraux par les plantes. Dans le sol, on trouve différents éléments dont les principaux pour les plantes sont l’azote, le potassium, le phosphore ainsi que d’autres éléments tels que le calcium, le fer, le souffre etc … + Une bonne trentaine d’oligo-éléments. Les plantes n’assimilent pas ces éléments sous leurs formes brutes si je peux appeler cela ainsi mais plutôt, sous la forme d’ions minéraux comme je l’explique dans cette formation sur les semis.

 

La transformation du calcium en minéraux

Il faut donc une transformation de ces éléments en minéraux qui seront dissous dans l’eau que vous apportez (ou l’eau de pluie) et qui pourront alors être assimilés par les plantes par le biais de leur système racinaire. Ces transformations sont le résultat de cycle naturel propre à chaque élément. Pour le calcium, ce qui va suivre est bien entendu un résumé simplifié, il est à la base fixé dans le sol et quasiment toujours présent, à moins d’avoir de « mauvaises » conditions de cultures tels que un sol laissé constamment à nu favorisant le lessivage, le ruissellement ou alors un épuisement du sol par la culture intensive etc … Bref, cela vient plus d’un problème d’assimilation du calcium pourtant bien présent dans le sol.

La transformation du calcium se fait par l’eau de pluie (ou dans notre cas par l’eau que vous apportez) qui entrent dans le sol et qui va dissoudre cet élément en minéraux qui pourra alors être assimilé par les plantes. Ensuite, le calcium se déplace dans la plante (par l’action des sèves brutes et élaborés) de manière assez lente par rapport à d’autres minéraux. Et lors de cette circulation de sèves contenant diverses éléments les transportant dans les différentes parties de la plante, l’élément manquant n’arrivent pas jusqu’au bout du bout de la plante (ici au bout des fruits qui se retrouvent alors carencé). D’ailleurs, la grande majorité des carences se montrent sur les bouts des plantes (feuilles etc …) et nous indique un « problème » plus profond au niveau du sol.

 

Comment éviter le cul noir de la tomate ?

C’est assez simple à régler car comme je le disais au début de l’article, c’est principalement lié à un manque d’eau ou des arrosages irréguliers ne favorisant pas la transformation du calcium assimilable. De ce fait, mise à part les fruits atteints qui ne pourront pas être sauvé, la solution pour éviter ce phénomène de nécrose apicale ou cul noir, se trouve dans les arrosages qui doivent être régulier surtout durant les périodes de sécheresse et ceci même pour les tomates qui ont tout de même la réputation de ne pas avoir besoin de beaucoup d’eau pour pousser. D’ailleurs sur ce point, personnellement, en « temps normal », je n’arrose presque pas mes tomates comme je l’explique juste ici mais … en période de sécheresse, il reste préférable de rester régulier dans les arrosages, ne serait-ce également que pour la vie biologique qui se trouvent sous vos pieds et qui a besoin d’une certaine humidité pour prospérer.

Parlons également des fausses bonnes idées car, on peut parfois trouver des conseils tels que de déverser un verre de lait au pied des tomates afin d’apporter du calcium aux plantes. Cependant, à mon sens, ce lait possèdent effectivement du calcium mais pas celui qui sera assimilable par les plantes. Le calcium contenu dans le lait n’est-il pas celui assimilable par les veaux ou encore nous autres les humains (et encore …). C’est le résultat d’une transformation par la vache de son alimentation en nutriments pour la croissance du petit. Par contre, les déjections et urines de ces animaux contiennent bien un ensemble d’élément qui pourront alors être retransformé en minéraux pour les plantes. Au final, les plantes nourrissent les êtres qui les nourrissent.

 

J’espère que ces quelques explications vous seront utiles, j’ai essayé de résumer au maximum le côté transformation et assimilation du calcium. Cependant, n’hésitez surtout pas à compléter mon article à travers un petit commentaire, je vous lirai avec plaisir 😉

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