clé usb pour potager

Visite des jardins partagésBonjour à toutes et à tous ! Il y a quelques temps de cela, j’ai eu l’occasion de visiter pour la première fois un jardin partagé. Concept bien différent des jardins ouvriers et qui se trouve majoritairement dans les grandes villes. Je me suis dit que cela pourrait bien vous intéresser parce que je sais qu’il y a parmi vous, des personnes qui jardinent dans les milieux urbains, ce qui peut être une formidable occasion de découvrir cette approche axé sur le partage. Au cours de cet interview, j’ai été accueillis par Valérie qui a tout de suite accepté de ce prêter au jeu et de nous faire découvrir le jardin partagé du château du Loir.

Je vous propose de découvrir les grands avantages de ce type de jardin qui devrait également inspirer les jardiniers de campagne au niveau de la diversité des végétaux, de la récupération de graines mais aussi des méthodes pratiqués dans un univers collectif. Alors, suivez moi, je vous emmène en visite …

Fichier audio de l’interview

 

Transcription texte de l’interview

Yannick Hirel : Bonjour et bienvenue, ici Yannick Hirel du blog Au potager bio ! Aujourd’hui, à travers ce fichier audio, je ne suis pas tout seul car je suis accompagné de Valérie du jardin du square du château du loir si je ne me trompe pas ?

Valérie des jardins partagés de Courbevoie : Tout à fait.

Yannick Hirel : Du coup, j’ai trouvé l’approche super sympa en allant fouiller sur le compte twitter de Valérie … et je vais carrément laisser Valérie se présenter à nos auditeurs, alors bonjour Valérie !

Valérie des jardins partagés : Bonjour Yannick, je suis Valérie adhérente au jardin partagé château du Loir. Ce jardin est le premier jardin de ce type ouvert par la ville de Courbevoie en 2013 sur un ancien site qui a été réhabilité. La surface du jardin fait 500 mètre² …

Début du jardin partagé

Yannick Hirel : C’est déjà une belle surface !

Valérie des jardins partagés : La ville de Courbevoie a confié la gestion des jardins à l’association ESPACES dont le siège est à Chaville dans les Hauts de Seine. Cette association en plus d’accompagner les municipalités dans la mise en place et la gestion des jardins partagés fait aussi de l’insertion par l’écologie urbaine.

Yannick Hirel : C’est justement ce concept que j’ai beaucoup aimé en allant fouiller un peu sur le site et par rapport à cela justement, au niveau de l’insertion, cela se fait petit à petit et quel est la finalité pour ces personnes qu’on cherche à aider, à mettre le pied à l’étrier ?

Valérie des jardins partagés : En faite, ESPACES recrute des personnes qui sont en situation de réinsertion et les forme aux métiers des espaces verts via des chantiers d’insertion qui se trouvent sur certains jardins partagés. Ce sont des contrats pouvant aller de 6 mois à 24 mois et dont la finalité est de permettre à la personne qui est en apprentissage de ressortir avec un bagage professionnel pour pouvoir travailler dans le domaine des espaces verts.

Yannick Hirel : Et de gagner en expérience professionnelle également afin de le noter dans le CV … c’est toujours bon !

Valérie des jardins partagés : Oui.

Yannick Hirel : Ok ! Du coup au moment où l’on fait ce fichier audio ensemble, au début nous voulions réaliser cet interview sous format vidéo mais j’ai oublié mon matériel, c’est vraiment dommage mais je prendrai des photos pour nos auditeurs pour montrer l’ensemble du jardin partagé de la ville de Courbevoie et si j’ai bien compris, le jardin est divisé en 2 parties ?

Parcelle individuelle des jardins partagésValérie des jardins partagés : Tout à fait, Nous avons deux espaces. D’un côté, il y a des parcelles individuelles qui font 3 m² chacune, sur lesquelles jardinent bio des particuliers adhérents du jardin et de l’autre côté, il y a des parcelles de 5 à 10 m² étant plutôt dédiées à des écoles et des associations. Nous avons un lycée et un collège également, ainsi que des associations comme l’AMAP Bio Devant de Courbevoie qui a une parcelle pour ses adhérents. Nous avons aussi une parcelle collective permettant aux jardiniers individuels de planter des variétés plus expansives, envahissantes …

Yannick Hirel : Comme les courges …

Valérie des jardins partagés : Exactement. Cela permet aussi d’accueillir dans de bonnes conditions les adhérents qui ne peuvent pas avoir de parcelles dans l’immédiat.

Yannick Hirel : D’accord, en gros cela permet de se mettre dedans en attendant qu’une parcelle se libère. Mais du coup, ce que j’ai trouvé assez formidable dans la présentation que tu m’as faite tout à l’heure, hors interview, c’est le côté pédagogique de l’association, car l’idée est que chaque membre de l’association se forme afin d’apporter ses conseils aux particuliers. Pourrais-tu me parler des différentes formations que tu as suivies et ce que cela apporte aux particuliers ? Est-ce qu’ils vous écoutent (ou pas) … ?

Valérie des jardins partagés : Nous sommes tous adhérents jardiniers bénévoles et pour ceux qui souhaitent transmettre, il y a la possibilité d’organiser des ateliers. Par exemple, il y a des ateliers sur le compostage. Nous avons la chance d’avoir Laurent Renard, maître composteur, qui a créé une association “Des Vers Pour Tous” et qui nous propose des ateliers régulièrement sur le lombricompostage et le compostage. Nous réalisons des retournements de composteurs. Nous apprenons aussi à récolter les graines, à les faire sécher …

Yannick Hirel : Cela doit être super intéressant !

Valérie des jardins partagés : Oui.

Yannick Hirel : C’est vraiment collectif en faite !

Valérie des jardins partagés : Oui, d’ailleurs j’organise prochainement dans le cadre de la fête de la nature, un pique-nique sur le gaspillage alimentaire.

Yannick Hirel : C’est super ça surtout à notre époque.

Valérie des jardins partagés : Oui et à l’occasion de ce pique-nique il y aura une exposition sur le gaspillage alimentaire et surtout sur les actions que nous pouvons tous faire au quotidien.

Yannick Hirel : Ok ! Sur les gestes que nous pouvons tous faire afin d’améliorer les choses, d’éviter le gaspillage ?

jardin partagé de courbevoie

Valérie des jardins partagés : Oui, des astuces anti-gaspillage à adopter. La seconde partie sera consacrée au recyclage des déchets alimentaires par extension le compostage afin que cela fasse sens avec le jardin.

Yannick Hirel : Ce qui est très intéressant là dedans, c’est vraiment le côté très collectif, et comme tu me disais, il y a vraiment toute sorte de personne qui vienne et justement par rapport à ça comment cela se passe-t-il car je suppose qu’il t’arrive d’être confrontée parfois à des personnes qui ont appris à jardiner d’une certaine façon et il y a probablement certaines personnes qui trouvent que le jardinage biologique est un peu décalé, “pas propre” … Alors comment cela se passe-t-il ?

Valérie des jardins partagés : En fait, il y a un transfert mutuel des connaissances et conseils. Il y a aussi une incitation à utiliser des graines reproductibles dans la mesure du possible, à pailler afin d’éviter l’évaporation de l’eau et de préserver le sol

Yannick Hirel : Tout ce que le paillage apporte effectivement

Valérie des jardins partagés : Oui, de ne pas laisser le sol à nu. Il y a également une incitation à semer des engrais verts.

Yannick Hirel : Tout à l’heure, tu me disais que dans le règlement c’est écrit interdit aux pesticides et ça c’est vraiment top et ce que je peux voir tout autour de moi, c’est que ce système de jardin partagé est vraiment le type de jardin qu’on pourrait avoir chez nous et il y a aussi toute la biodiversité qui va avec et justement par rapport à cela : On pourrait se dire que ce n’est pas simple d’attirer la biodiversité en ville car on est vraiment en plein cœur de Courbevoie alors comment vous vous y prenez ?

Valérie des jardins partagés : C’est merveilleux car la vie s’installe dès que l’on a des légumes, des fleurs …

Partage aux jardinsYannick Hirel : Oui c’est ça !

Valérie des jardins partagés : Et justement, il faut faire le plus d’espaces verts possible afin que cette vie s’installe. Au jardin, nous avons été particulièrement attentifs à la vie du sol avec toutes les techniques et thématiques liés au compostage en apprenant à préserver la vie du sol. Nous avons également un nichoir avec un couple de mésange comme l’année dernière.

Yannick Hirel : C’est génial !

Valérie des jardins partagés : Oui, un couple de mésange s’est installé et il y a même des oisillons.

Yannick Hirel : Pour le plaisir des yeux c’est super.

Valérie des jardins partagés : oui, les mésanges profitent de l’environnement, du cadre et du fait que des nichoirs aient été installés.

Yannick Hirel : Elles doivent forcément s’y plaire car on les entend justement

Valérie des jardins partagés : Nous avons eu pendant un temps un hérisson.

Yannick Hirel : Ah oui ?!

Valérie des jardins partagés : Oui, nous ne savons pas ce qu’il est devenu, nous sommes en limite d’une copropriété. Nous avons également un chat qui vient nous rendre visite.

Yannick Hirel : Il vient un peu gratter !

Valérie des jardins partagés : Exactement, ce week-end, il s’était installé sur l’hôtel à insectes pour observer le nichoir.

Yannick Hirel : Effectivement, ça doit un peu l’attirer tout ça ! Et l’hôtel à insectes, vous l’aviez mis en place dès le début ou non ?

Valérie des jardins partagés : Oui, il a été installé assez tôt.

Yannick Hirel : Est-ce qu’il a été colonisé par les insectes auxiliaires ?

Valérie des jardins partagés : Oui, on peut parfois voir des abeilles qui y entrent.

Yannick Hirel : Super !

Valérie des jardins partagés : Nous avons également une marre. Tout cela permet à la vie de s’installer au jardin.

Yannick Hirel : Ce que je trouve bien en observant la conception du jardin en lui-même c’est qu’il y a tout un endroit avec des arbres.

Valérie des jardins partagés : Oui, nous avons un sous bois.

ParcelleYannick Hirel : Oui, il y a aussi beaucoup de fleurs, de plantes qui favorise la construction de l’équilibre naturel. J’aime beaucoup ce terme sur la construction d’un équilibre naturel. Pour changer un peu de sujet ou plutôt pour voir ton rapport à toi avec le jardin, tu jardines depuis combien de temps ?

Valérie des jardins partagés : Je suis incapable de dire depuis combien de temps je jardine. Depuis l’enfance,  j’ai toujours été intéressée par la nature, le jardinage et à chaque fois que j’ai pu en ville jardiner sur un balcon, je le faisais ou alors chez des ami(e)s qui avaient des maisons.

Yannick Hirel : D’accord mais cela a toujours été une passion pour toi ?

Valérie des jardins partagés : Cela a toujours été une passion même de regarder des ouvrages de jardinage.

Yannick Hirel : Et lorsque tu as commencé car on débute tous à un moment donné et je sais que parmi vous chers auditeurs, vous êtes nombreux (ses) à débuter au potager bio et toi justement, comment as-tu progressé dans le jardinage ?

Valérie des jardins partagés : Oui, j’ai eu ma parcelle à l’automne 2013 et j’ai d’abord commencé par une phase d’observation et j’ai laissé ma parcelle au repos tout l’hiver. Ensuite au printemps, j’ai fait mes premiers semis, certains ont marché, d’autres pas. J’essaie aussi de maintenir un équilibre légumes / fleurs afin de développer la biodiversité. Je suis également très attentive aux associations entre les cultures.

Yannick Hirel : Tout à fait et sur ce genre de parcelle, c’est important de bien associer.

Valérie des jardins partagés : J’ai donc organisé ma parcelle en carrés, je fais un plan de culture. Je dispose d’un tableau regroupant les variétés potagères, leurs compatibilités.

Yannick Hirel : Ce que je trouve bien dans ton approche et le point sur lequel j’aimerai insister si vous nous écoutez, c’est la phase d’observation car ce sont des choses que nous avons souvent tendance à négliger lorsqu’on débute alors que cela va vous permettre de prendre connaissance et de faire connaissance avec votre environnement, votre sol, votre terrain … Ensuite, comme le dit Valérie c’est de semer une première fois afin de voir ce qui pousse ou pas et d’en tirer des leçons au final car maintenant, tu cultives que des choses qui poussent, qui fonctionnent sur ta parcelle !

Valérie des jardins partagés : C’est exactement ça ! J’essaie de me focaliser sur les choses qui fonctionnent en prenant en compte l’expérience de l’année dernière. J’ai donc fais mon plan en conséquence. J’ai fait le choix cette année de semer davantage de fleurs une très belle variété de pois de senteur “Painted Lady” de Kokopelli qui l’année dernière fascinait les visiteurs.

Yannick Hirel : Oui, j’imagine !

Valérie des jardins partagés : Du coup, cette année je compte en remettre mais à un autre emplacement. En clair, j’essaie de pratiquer la rotation des cultures.

Yannick Hirel : Ce qui n’est peut être pas forcément facile, non ? La rotation des cultures est un casse tête comme je le dis souvent. Enfin, personnellement, j’ai un peu de mal à la mettre en place.

Valérie des jardins partagés : Il est vrai que c’est plus facile pour moi car c’est une parcelle de 3 m² divisée en carrés et parce que j’ai noté l’année dernière ce que j’avais mis à tel et tel endroit. Du coup, une aussi petite surface permet de mettre facilement en place des rotations.

Yannick Hirel : Effectivement, il est préférable de bien noter car ce n’est pas forcément facile de se souvenir de l’emplacement de chaque culture au cours de l’année précédente.

Valérie des jardins partagés : Dans un premier temps, je prends des photos ce qui me permet de noter ce que je fais sur la parcelle et j’essaie d’alterner d’une année sur l’autre afin de ne pas replanter la même chose dans le même carré. Cette année j’ai le projet de remettre de la “Painted Lady” car je trouve ça fantastique mais aussi de la “Suzanne aux yeux noirs”.

Yannick Hirel : Super ça ! Et quelles sont tes plantes, tes légumes préférés ?

Valérie des jardins partagés : Et bien, j’aime beaucoup la blette que je trouve très jolie et cette année je compte mettre de la carde jaune pour changer un peu car l’année dernière, j’avais mis de la carde blanche et de la carde rouge.

Yannick Hirel : Afin de varier un peu c’est ça ?

RadichettaValérie des jardins partagés : Oui pour varier un peu. Je pense également mettre quelques salades comme la “Radichetta”, de la “cressonnette marocaine”.

Yannick Hirel : Oui, ce que tu m’avais présenté tout à l’heure, ça semblait très sympa !

Valérie des jardins partagés : J’ai également acheté une autre variété dernièrement chez Biocoop, c’est de la laitue à couper “langue de boeuf”.

Yannick Hirel : Ah oui, excellente variété ! Je l’a connais celle-ci. Et mets-tu également des tomates, des choses comme ça ?

Valérie des jardins partagés : Alors oui, avec mes semis c’est toute une histoire cette année car j’ai démarré une première tournée de semis et rien n’a marché.

Yannick Hirel : Ah oui ? Et tu les avais commencés à quelle période ?

Valérie des jardins partagés : En mars.

Yannick Hirel : C’était peut être un peu trop tôt car il faut généralement compter environ 6 semaines entre le semis et la plantation.

Valérie des jardins partagés : Tout à fait.

Yannick Hirel : C’est en faisant qu’on apprend. Moi même la première fois, c’était vraiment pas terrible.

Valérie des jardins partagés : Les semis de tomates, d’aubergines n’ont pas marché. J’étais déçue et puis, début avril j’ai recommencé et là … ça a marché !

Yannick Hirel : Il peut être judicieux de faire une deuxième tournée de semis qui prend plus facilement.

Valérie des jardins partagés : J’ai donc fait des semis “d’Osu blue”.

Yannick Hirel : Je connais cette variété et il me semble qu’un autre blogueur à testé cette variété mais je ne saurai pas te redire lequel.

Valérie des jardins partagés : J’ai fait des semis de tomate cerise “Délice du jardinier” provenant de semences Kokopelli.

Yannick Hirel : Mais alors, tu prends toutes tes semences chez Kokopelli aussi et tu fais partie de l’association ?

Valérie des jardins partagés : A l’ouverture du jardin, nous avons eu la chance d’avoir un don de Kokopelli ce qui nous a permis de nous constituer un stock de graines et à côté de cela, j’ai également un Biocoop à proximité dans lequel j’achète des graines.

Yannick Hirel : Ok, tu te fourni là-bas aussi donc tu as tout ce qu’il te faut pour faire tes semis …

Valérie des jardins partagés : Oui, j’ai ce qu’il me faut et les vendeurs de Biocoop sont très attentifs. On peut leur demander de commander des variétés non disponibles en boutique. Nous échangeons les graines avec ceux qui jardinent et bénéficions de leurs plants personnels.

Yannick Hirel : c’est vraiment un très bel échange qui est dans la lignée du jardinage.

Valérie des jardins partagés : Exactement, l’année dernière ils m’avaient donnés des plants de betterave “Chioggia” que je ne connaissais pas du tout.

Yannick Hirel : Super ça ! Du coup, ça t’a permis de gouter et est-ce que ça a bien poussé ?

Valérie des jardins partagés : Oui,je n’ai pas eu de problème, ça a très bien poussé.

Diversité et potagerYannick Hirel : Un autre point que je trouve intéressant dans ce système de jardin partagé, c’est qu’étant donné qu’il y a plusieurs parcelles divisées et entretenues par différentes personnes c’est que cela fait une grande diversité de végétaux qui est assez importante car toi, tu cultives tel et tel plante, mais ton voisin de parcelle va cultiver d’autres types de végétaux et ainsi de suite. Et comme je le dis, c’est l’un des piliers de la réussite d’un jardin-potager bio. C’est vraiment la diversité des végétaux qui va permettre de favoriser l’équilibre et de rendre le potager (dans son ensemble) plus fort. Mais par rapport à cela, aviez-vous conscience de cette force ?

Valérie des jardins partagés : Je ne suis pas certaine que nous nous soyons posés ces questions à l’ouverture du jardin. Les jardiniers étaient pressés de cultiver leur parcelle. De plus nous avions la chance d’avoir des graines pour nous lancer. Cependant, je crois que maintenant, avec le recul, nous en avons davantage conscience car on s’aperçoit qu’il y a plusieurs variétés différentes. Certains jardiniers ont aussi achetés d’autres graines ce qui permet d’enrichir le jardin dans son intégralité.

Yannick Hirel : C’est vrai que je trouve cela très frappant en regardant l’ensemble du jardin partagé de Courbevoie, on s’aperçoit qu’il y a une très grande diversité de végétaux.

Valérie des jardins partagés : Effectivement et ceci pour un jardin qui démarre.

Yannick Hirel : Oui car le jardin a 2 ans si je ne me trompe pas ! Ce qui fait que vous commencez seulement votre deuxième saison et il est vrai que cela représente déjà une sacrée diversité de végétaux, ce qui est un gros gros point fort.

Valérie des jardins partagés : Cet hiver, nous avions différentes variétés de choux, romanesco, brocoli “Purple Cape”, de Milan, Kale … Nous avions une diversité extraordinaire.

choux

Yannick Hirel : Ce qui fait de la diversité au potager mais aussi dans l’assiette.

Valérie des jardins partagés : Nous avons aussi plusieurs variétés de mâches, Elan, d’Etampes … En faite, Nous avons pour un légume plusieurs variétés.

Yannick Hirel : Justement en parlant de mâche, tu me fais penser que tout à l’heure tu m’avais parlé que vous laissiez beaucoup de chose monter en graine afin de les récupérer. Déjà, cette approche est hyper intéressante et du coup, pourrais-tu nous donner quelques conseils pour récupérer les graines de mâche (par exemple) ?

Valérie des jardins partagés : Oui, déjà il faut accepter d’immobiliser une partie de sa parcelle. Les jardiniers volontaires laissent monter en graines certaines variétés qui sont récoltées, tamisées et conditionnées pour alimenter notre stock collectif.

récupération de graines au potagerYannick Hirel : C’est aussi dans le but de reproduire la variété ?

Valérie des jardins partagés : Exactement, et comme nous avons des semences reproductibles nous en profitons. !

Yannick Hirel : D’accord, et ensuite vous les redistribuez entre vous ?

Valérie des jardins partagés : Oui.

Yannick Hirel : C’est vraiment le jardin partagé dans son intégralité !

Valérie des jardins partagés : Oui et produire nos graines nous permet d’être assez autonome pour ne pas en racheter.

Yannick Hirel : Pour aller plus loin et pour ouvrir sur le concept des jardins partagés. J’ai un peu découvert tout ceci malgré que cela fait un moment que j’en entends parler mais je n’avais encore jamais visité un jardin partagé et je dois avouer que je trouve cela vraiment génial, ainsi que l’initiative de la ville de Courbevoie, alors du coup, ce genre de concept se développe un peu donc ma question est … Est-ce que tu connais d’autres jardin de ce genre dans la région, en France ? Et d’où vient ce concept ?

Valérie des jardins partagés : A ma connaissance, le concept des jardins partagés a démarré aux Etats-Unis avant d’arriver en France. Nous connaissions plutôt les jardins ouvriers ce qui est totalement différents des jardins partagés.

Yannick Hirel : Tout à fait !

Valérie des jardins partagés : C’est une démarche récente de la ville de Courbevoie qui a vraiment la volonté de développer les espaces verts et de végétaliser le plus possible.

Yannick Hirel : Cela dépend effectivement de la ville et de sa façon de voir.

Valérie des jardins partagés : Le jardin du château du Loir a ouvert en septembre 2013. Ensuite, un deuxième jardin a ouvert en avril 2014 en présence d’Hubert Reeves, ce jardin ayant reçu le label « Oasis Nature ». Il est situé dans le quartier Faubourg de l’Arche. D’autres projets sont en cours. La ville de Courbevoie est favorable au développement des espaces verts.

Yannick Hirel : Effectivement la ville semble vraiment très engagée dans ce sens !

Valérie des jardins partagés : Le dernier Courbevoie Magazine comportait un dossier sur les espaces verts et la végétalisation ce qui est vraiment une volonté de développer le côté végétale et durable.

Yannick Hirel : Et peut être que ce sera copié par toutes les autres villes de France ! Il y a surement d’autres villes qui sont axées sur ce genre de concept mais je trouve cela formidable de mettre les moyens pour développer ces zones végétales en pleine ville.

Valérie des jardins partagés : J’ai été très surprise du nombre de jardins partagés dans Paris, plus de 100.

Yannick Hirel : Ah oui ! C’est impressionnant, je ne le savais pas du tout ! Tu m’apprends beaucoup, cela pourrait être intéressant de faire quelques recherches afin de proposer d’autres interviews de ce type.

Valérie des jardins partagés : J’ai découvert à l’occasion d’une formation sur le compostage le jardin de Santerre, situé dans une résidence HLM et connue pour avoir été précurseur dans la mise en place d’un compostage collectif et auquel France info à consacré une chronique dernièrement.

Yannick Hirel : Ah oui ? ! C’est super intéressant bien que ce ne soit peut être pas forcément facile à mettre en place mais c’est une gestion des déchets vraiment collective dans la lignée des jardins partagés. Personnellement, j’aime beaucoup et je suppose que toi aussi ?

Valérie des jardins partagés : Je suis vraiment curieuse et contente de découvrir d’autres jardins partagés, de voir comment ils fonctionnent …

Yannick Hirel : En tout cas, je tenais à te remercier d’avoir partagé tout ceci avec nous et d’avoir pris de ton temps pour moi, pour cet interview. Je te souhaite une bonne fin de soirée et te dis à très bientôt car nous resterons surement en contact par la suite.

jardin diversifiéValérie des jardins partagés : Merci à toi Yannick, avant de terminer, je souhaite remercier la ville de Courbevoie ainsi que l’association Espaces qui gère le jardin partagé de Courbevoie. Espaces travaille sur 3 nouveaux projets de jardins partagés à Sèvres, Chaville et Meudon. Ces jardins devraient ouvrir prochainement.

Yannick Hirel : Super info ! Du coup, si vous êtes dans le coin, que vous souhaitez participer à ce genre de projet, n’hésitez surtout pas à rejoindre ces jardins partagés, c’est en mairie qu’il faut se renseigner, c’est ça ?

Valérie des jardins partagés : En mairie et directement auprès de l’association ou sur son site internet.

Yannick Hirel : OK ! Comme je te disais je mettrai le lien ou plutôt différents liens que tu voudras insérer dans cet interview donc si vous écoutez aujourd’hui, n’hésitez pas à chercher dans le texte à la recherche des différents liens.

Valérie des jardins partagés : Merci beaucoup Yannick.

Yannick Hirel : C’est moi qui te remercie et à très bientôt.

Si vous souhaitez suivre le jardin de Courbevoie, je vous invite à suivre leur évolution sur leur compte facebook.

N’hésitez pas à partagé cet interview sur les réseaux sociaux afin de développer ce genre de concept partout en France et faire apparaitre de la verdure dans nos villes, je compte sur vous Clignement d'œil

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